On voit souvent des remarques sur les forums des "puristes" de HTML+CSS que "Flash, c'est pas bien", ceci étant appuyé essentiellement d'arguments comme l'accessibilité, le référencement, ou la compatibilité. Moi personnellement, j'aime beaucoup Flash (même si il ne faut pas en abuser), qui a su ouvrir la voie à des usages originaux du médium qu'est le Web.

On pourrait donc penser que j'acceuille le site de l'évènement Elektra à Montréal (du mois dernier) avec un certain enthousiasme... je vous conseille d'y aller par vous même (si vous y arrivez). Dès le départ, vous aurez droit à des petits désagréments qui mériteraient chacun de gratter une allumette ;)

Voilà pour les aspects purement "accessibilité" du site. On peut comprendre l'envie du graphiste de créer une "expérience" absorbante et hypnotisante, mais je trouve que dans ce cas c'est au détriment de l'information.

Il semblerait que dans certains contextes, notamment pour les sites web de festivals "arty" proches des nouvelles technologies, il faut absolument faire quelque chose de graphique, qui bouge de partout, et qui procure une "véritable expérience" au visiteur. Pourtant, je n'ai que très rarement été véritablement emballé par l'interactivité des sites (notamment de ceux basés à 100% sur Flash), et plutôt souvent frustré (parce que le site rame) et décu (parce que je ne trouve pas l'information, et que je m'ennuie).

Voici donc quelques conseils pour les graphistes qui seraient tentés de faire quelque chose de similaire :

de manière générale, n'oubliez pas que le web est un lieu d'information, et qu'il est donc nécessaire de soigner sa communication, en s'assurant que le "message passe", tant du point de vue des sensations que de l'intellect. Flash a permis une grande liberté et beaucoup d'expérimentation, mais je pense que le Web a atteint une certaine maturité qui implique une perspective pluridisciplinaire : ergonomie, architecture de l'information et design d'interaction complètent les aspect graphiques et communicationnels. C'est donc un peu frustrant de voir en 2006 des agences de comm' ou de graphisme qui ne tiennent pas compte du contexte, et qui semblent finalement ne pas trop s'intéresser, ou ne pas trop comprendre, l'environnement dans lequel elles évoluent.